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BIM : L'avis d'un gestionnaire d'un parc immobilier social

Peut être que pour ces question ne sont pas encore d’actualité, mais, comme sur d’autres segments de la vie économique, profiter pleinement et intelligemment des nouveaux outils technologiques disponibles pourrait nous faire gagner du temps mais aussi de jeter les bases d’une économie émergente.
Les gestionnaires immobiliers doivent comprendre que les méthodes de gestion évoluent et à la clé des économies d’échelle importante. Voici les propos d’un bailleur social en France avec ses appréhension, juste pour dire que c’est nouveau même dans un pays développé.

Bailleurs sociaux : « Le BIM, c’est 7% d’économies sur la gestion d’un bâtiment »
Propos d’Isabelle Rueff présidente de l’ARRA HLM et directrice générale de l’OPAC 38.

Pourquoi le BIM représente-il un enjeu important pour les bailleurs ?

Parce qu’en plus de la construction et de la démolition d’un bâtiment, nous sommes en charge de sa gestion. Celle-ci représente une grande part de notre activité et de nos dépenses. La Caisse des Dépôts a d’ailleurs lancé un livre blanc sur la gestion patrimoniale. Il y a beaucoup d’économies à faire, qui reposent aussi sur une meilleure efficience énergétique. Or le BIM permet de réaliser 7% d’économies sur la gestion d’un bâtiment. Les locataires apprécieront également de pouvoir disposer de plus d’informations. C’est plus de transparence pour eux et une meilleure maîtrise de leur logement.

Comment les bailleurs sociaux se préparent-ils à amorcer le virage du BIM ?

La profession n’a pas encore véritablement de stratégie même si elle organise des événements, des ateliers, des journées professionnelles. Les choses se mettent essentiellement en place dans le cadre du Plan de Transition Numérique du Bâtiment. L’objectif est pour le moment d’informer un maximum d’acteurs sur les opportunités mais aussi les obstacles qu’il faudra surmonter.

Quels sont ces freins ?

Par exemple l’interopérabilité entre nos systèmes informatiques de gestion et ceux utilisés pour la conception de la maquette BIM. Sans oublier le volet humain. Nous aurons l’obligation d’intégrer des référents BIM dans les équipes, il faudra accompagner cette montée en compétences. Cela représente un investissement en formation important. C’est un bouleversement dans nos ressources humaines.

De quelle manière allez-vous faire évoluer vos marchés ?

Nous ferons cela avec le temps et en fonction de l’évolution de la réglementation. Aujourd’hui l’OPAC 38 passe 75% de ses marchés avec des entreprises locales, mais demain ? Les grands groupes ont pris de l’avance dans la prise en compte du BIM. Et ils déploient beaucoup d’efforts pour s’approprier des marchés de conception-réalisation. La question est donc de savoir comment les entreprises locales vont réagir et se mettre à niveau. On voit ici toute la complexité de cette nouvelle manière de faire et l’importance d’une montée en compétences globale qui devra s’organiser. C’est la question centrale.

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