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Notre invité de marque pour la première édition du CityCAD

Anis Naroura, Architecte Algérien diplômé de l’EPAU promotion 1993, est devenu depuis quelques années une personnalité et une figure incontournable du BIM en France mais aussi dans le monde où il intervient très régulièrement. Son expertise est riche, sa vision est claire et pragmatique. Un bel exemple de réussite.

Nous avons l’honneur de le recevoir en Guest-star à cette première édition de CityCAD prévue pour le 24 novembre prochain. Ci-après, nous partageons avec vous sa dernière sortie médiatique avec Emmanuel Di Giacomo qui anime ABCD Blog

Peux-tu nous parler de ton parcours brièvement, de ton expérience et de ce qui t’a amené à devenir BIM Manager ?

Architecte de formation j’ai eu le privilège de travailler sur des projets de diverses envergures en France et à l’international, aéroport, groupe scolaire, parc d’attraction, hôtel, en conception, chantier et également en synthèse.

Passionné par l’informatique (programmation & administration des réseaux), j’ai toujours recherché des pistes d’optimisation, d’automatisation de tâches, d’exploitation de l’information notamment à travers le Lisp avec Autocad depuis les années 90. En 2006, j’ai été contraint d’utiliser Navisworks en EXE, (à l’époque le logiciel ne faisait pas encore partie des produits Autodesk) sur le chantier d’une grande attraction sur le parc d’Euro Disney où, faire de la synthèse en 2D était simplement impossible et inefficace, du fait de la trajectoire hyperbolique qui change tous les millimètres. Nous avons dû modéliser en 3D avec différents logiciels afin de pouvoir faire la détection de clashs avec Navisworks.

Quelque temps après j’ai découvert Revit et c’est à ce moment que j’ai entamé mon chemin vers la maquette numérique et le BIM. Lorsque l’on pratique la maquette pendant quelques années, on finit par comprendre qu’au-delà du simple outil les aspects management et processus sont des facteurs clés dans le succès de l’échange et du travail collaboratif basé sur des modèles BIM.

Autodidacte acharné, assidu aux évènements consacrés au BIM à l’international, en 2012 j’ai décidé d’entreprendre une certification en tant que BIM Manager afin de, valider les compétences acquises dans le domaine. 3 choix s’offraient à moi alors, USA, UK et Singapour. J’ai opté pour la dernière car Singapour est l’un des leaders mondiaux en matière de BIM au niveau de la maturité et de la pratique.

Comment se retrouve-t-on BIM Manager au sein d’une Ingénierie lorsque l’on est Architecte ?

Le groupe SETEC est moteur dans l’innovation et investit beaucoup dans la recherche et le développement en interne, participe à plusieurs projets de recherche notamment le projet COMMUNIC, puis plus récemment le projet national MINnD. A l’écoute du marché, la direction avec à sa tête Mr Michel KAHAN a rapidement perçu l’intérêt que pourrait lui apporter le BIM avec son processus et sa technologie et, s’y est investi assez tôt en y mettant les moyens adéquats. Un investissement qui lui a valu de renforcer son développement et sa présence à l’international et de collaborer sur des projets prestigieux et d’envergure avec des architectes de renommée.

Je venais de finir ma mission chez Studios architecture lorsqu’un confrère m’a recommandé auprès de SETEC qui cherchait un expert Revit pour le projet de la tour Triangle. En 2 mois nous avions produit un dossier APS de la qualité d’un APD. Moins de temps, moins de ressources et une qualité supérieure ; L’aventure est partie de là.

Fort de mon expertise sur le logiciel Revit, mes compétences en programmation ainsi qu’en BIM management, cela m’a permis peu à peu de prouver l’utilité et l’efficacité du BIM et de la maquette numérique, de démontrer que le travail collaboratif basé sur la maquette numérique n’est pas que théorique et que le bénéfice est bien réel, que Revit tientla route tout de même face à d’autre logiciels testés ayant un long historique. Si bien que le BIM aujourd’hui est l’un des axes majeurs du développement du groupe.

En tant que BIM Manager, quelles sont tes missions principales ?

L’expertise que j’ai acquise dans l’implémentation et la gestion de projets en BIM me permet aujourd’hui, d’accompagner mes clients aussi bien dans l’implémentation que dans la prescription du BIM.

J’assure des missions d’AMO BIM tel que :

· La rédaction d’appel à candidature

· L’établissement des critères d’évaluation

· Évaluer les compétences BIM des candidats

· La définition des objectifs BIM projet

· La rédaction du protocole BIM du projet

· Évaluer les réponses et contrôler les maquettes des candidats.

J’ai notamment rédigé le protocole BIM pour le futur hôpital de la ville de Lens qui se fera en BIM grâce à une volonté forte de la part la maitrise d’ouvrage et son AMO, que l’on peut saluer au passage, de s’engager dans une telle démarche.

J’assure également des missions de BIM manager projet sur différentes opérations où mon rôle consiste entre autres à :

· Évaluer les compétences BIM des équipes

· Assurer un suivi et des recommandations pour la montée en compétences

· Rédaction des procédures d’échange et de collaboration

· Assurer la présynthèse ainsi que la détection des conflits

· Rédiger la charte BIM projet et la faire évoluer durant toutes les phases du projet

· Veiller au respect de la charte BIM

· Veiller aux intérêts de mes clients face aux leurs en m’assurant que les limites de leurs interventions soient, clairement définies car si les objectifs, les moyens et les procédures sont inexistants ou mal définis on court à la catastrophe

· Structurer et organiser les maquettes

· Dialoguer avec le service informatique sur l’infrastructure matériel (PC, réseaux, licences, etc…) pour que les conditions dans lesquelles toute l’équipe projet évolue soient optimales.

· Effectuer le contrôle qualité des modèles

· Gérer la plate-forme collaborative

· Assurer le support aux utilisateurs et être à l’écoute de leurs besoins afin de faciliter leur travail quotidien avec la maquette numérique par le biais de développement sur mesure de plugins.

D’ailleurs actuellement sur un projet en full BIM, en tant que BIM manager projet, je pilote une équipe de 25 BIM modeleurs & BIM coordinateurs toutes disciplines confondues, tous impliqués et investis avec motivation dans le projet, où tout est basé sur la maquette : la coordination multi-disciplines, la synthèse des réservations, la production des livrables ainsi que le calcul en perte de charge pour les MEP.

Peux-tu nous citer les qualités clés nécessaires à un BIM Manager ?

· Anticipation

· De fortes capacités d’analyse

· Le sens du détail

· Autonomie

· Capacité à bien organiser et structurer son travail

· Savoir communiquer et fédérer

Quelles sont les difficultés auxquelles tu dois faire face au quotidien ?

En effet, travailler avec la maquette numérique et le BIM nécessite une adaptation à de nouveaux outils et de nouvelles méthodologies de travail. Le mental des gens est le premier obstacle pour nous. Combattre les bonnes vieilles habitudes et les idées reçues !

« Cela fait des années que je travaille de cette manière et cela marche très bien je n’ai pas besoin du BIM pour faire bien mon travail » ou bien « le BIM est une invention des éditeurs de logiciels pour bien se remplir les poches » ou encore « je dessinerai ça plus vite avec Autocad » autant de réflexions qui nous prouvent que subsiste encore la peur de s’investir dans un nouvel apprentissage, la peur de quitter une manière de travailler dans laquelle on a ses repères et où l’on est performant, que l’on se focalise sur des difficultés d’ordre secondaire souvent liées à l’apprentissage. Que l’on ne perçoive pas tout le bénéfice qui peut être réalisé ; L’économie de temps par une documentation cohérente et coordonnée, ainsi qu’une collaboration et une coordination plus efficace. Mais avec de la pédagogie, de la patience et surtout la démonstration par la pratique on arrive à changer les mentalités.

Sur quels types de projets et de quelle taille travailles-tu ?

L’éventail des projets sur lesquels j’ai collaboré est assez varié, groupe scolaire, aéroport, tour, parc d’attraction, ou encore dans le domaine du rail ou du nucléaire. Des projets dont la taille varie de quelques milliers de mètres carré à 300 000m².


Projet tertiaire, plan de synthèse, 2015 Moyen Orient


Projet tertiaire, détail d’assemblage, 2015 Moyen Orient


Projet tertiaire, modèle de coordination, 2015 Moyen Orient


Projet Îlot Pasteur, Architectes CURAU / LALLEMAND, modèle de coordination, 2014 Monaco

Quels sont tes plus beaux souvenirs en tant que BIM Manager ?

Convaincre et changer les mentalités sont des expériences riches en partage et en échange et qui laissent en général de beaux souvenirs. Un jour, un de mes clients alors encore sceptique, a fini par dire lorsqu’il a vu le résultat final : « Maintenant, je veux voir Revit partout dans mon service ».

Réussir le développement d’une passerelle qui connecte Revit et ANSYS (logiciel de calcul aux éléments finis) est également un bon souvenir pour moi. Enfin, je peux citer un autre grand moment de partage avec la communauté, celui d’avoir réussi à rédiger le dossier sur le BIM publié dans les cahiers pratiques du Moniteur du 21 mars 2014 ainsi que dans complément technique de Mars/Avril 2014 dans sa version complète.

Le BIM est-il selon toi comme certains l’affirment, uniquement pour les grands projets ?

Il va falloir trouver mieux comme excuse !

Le BIM est avant tout une démarche collaborative de coordination visant à avoir la bonne information au bon moment comme support à une décision éclairée, une démarche anticipant les besoins, anticipant les difficultés afin de les résoudre avant d’arriver sur le chantier, créant ainsi des ouvrages de qualité. Le BIM c’est mieux concevoir et construire pour une meilleure exploitation car ne perdons pas de vue que 70 à 80% du coût d’un ouvrage sur 25/30 ans sont induits par son exploitation qui à son tour est conditionnée par les décisions prises durant les études et la construction. Adopter une telle démarche n’est pas réservé à une taille de projet plus qu’à une autre. Cependant, ce qui pourrait nourrir l’hésitation et la réticence à s’engager dans le BIM sont peut-être la résistance mentale au changement et l’investissement dans la technologie (licences, matériels et formations).

« On n’a pas attendu le BIM pour collaborer, nous le faisons depuis la nuit des temps … », ce n’est pas totalement faux, seulement avec le processus BIM et ses outils, notre collaboration est plus efficace et efficiente, on atteint des résultats de meilleure qualité, en moins de temps et avec moins de ressources et l’expérience le prouve. Un ami BIM manager me disait l’autre jour, avant pour faire un projet tel qu’un hôpital on avait besoin d’une équipe d’au moins 14 collaborateurs aujourd’hui 6 suffisent. Pour ce qui est d’investir dans la technologie BIM, je pense que le marché d’aujourd’hui est à l’écoute, cela s’est vérifié récemment avec l’annonce d’Autodesk de diviser par 3 le prix d’une licence pour les cabinets de moins de 10 collaborateurs, de plus une offre de location de licence existe pour répondre à des besoins ponctuels. Refuser de s’engager dans la voie du BIM me semble aujourd’hui être une réponse inadéquate à la situation. Il ne faut pas percevoir le BIM comme étant un danger pour son métier car, le BIM reste un moyen qui ne remplacera jamais l’humain avec son expertise mais il faut plutôt y voir un moyen qui aide à mieux appréhender la complexité et la richesse en information du monde de la construction. Puis interrogeons-nous un instant sur ce qui se passe dans le monde, dans des pays où le BIM est pratiqué depuis des années maintenant, cela a contribué à créer de nouveaux rôles et fonctions.

Le BIM permet quasiment d’établir l’égalité suivante : bâtiment = données.

A partir du moment où votre projet est converti en données informatiques exploitables, je vous laisse imaginer les infinies possibilités d’exploitation de ces données. Cependant, la condition sine qua non pour une telle exploitation, c’est de pouvoir dialoguer avec le logiciel, de pouvoir échanger de l’information. L’un des points forts de Revit est justement d’offrir la capacité d’injecter et d’extraire des données dans la maquette à travers notamment son API (Application Programming Interface, en d’autre termes la capacité de développer des applications au-dessus du code du logiciel qui l’exécute) sans pour autant compromettre l’intégrité de celle-ci.

L’API de Revit me facilite grandement la vie de tous les jours dans la mesure où toutes les tâches répétitives et chronophages automatisables peuvent être remplacées par un bouton dans l’interface qui se charge de faire le travail pour nous. Renommer et/ou dupliquer des vues, des feuilles, des familles voir même des paramètres partagés (par défaut il n’est pas possible de renommer des paramètres partagés) autant de tâches que l’on aimerait bien voir confiés à un plug-in.

Au-delà de ce premier niveau de bénéfice, l’API offre la possibilité d’extraire de la maquette l’information qui m’intéresse et de l’écrire sous la forme que je souhaite Excel, txt ou autre, de la traiter puis de la réinjecter dans la maquette, de filtrer sur la base de critères donnés et de qualifier cette information et de la contrôler.

Personnellement, l’API de Revit m’a permis de traiter des géométries complexes, de faciliter l’identification et la résolution des clashs et d’en avoir un suivi, de développer une application qui permet la gestion et la traçabilité des réservations ce qui facilite le travail de synthèse, d’établir des passerelles d’échange vers d’autres logiciels. Afin de donner une idée sur le temps que l’on peut gagner par le biais de l’API, voici un exemple réel :

Afin de mieux apprécier ce que nous offre le plan de transition numérique du bâtiment j’ai pensé utile et intéressant de le comparer à ce qui s’est fait à Singapour et au Royaume Uni.

A Singapour, une feuille de route a été établie visant à réaliser la vision d’un secteur de la construction hautement intégré et technologiquement avancé, qui sera dirigée par des entreprises progressistes et soutenu par une main-d’œuvre qualifiée et compétente en 2020. Elle a identifié les challenges et stratégies suivantes :

En Grande Bretagne, le ministre Francis Maude a déclaré « Cette stratégie du gouvernement d’implémenter le BIM sur 4 ans changera la dynamique et le comportement de la chaine de construction, libérant de nouvelles et plus efficaces façons de travailler collaboratives. Cette adoption du BIM pour l’ensemble du secteur nous positionnera à l’avant garde d’une nouvelle ère numérique de construction et positionnera le Royaume—Uni en tant que leader mondial sur le plan du BIM » L’intention du gouvernement est de requérir un BIM 3D collaboratif, avec l’information, la documentation et les données dans un format électronique pour tous ses projets d’ici 2016. Le gouvernement vise à moderniser le secteur en 4 ans avec les objectifs clés : la réduction du coût du capital et du poids carbone de l’environnement bâti de 20%.

L’ambition du gouvernement pour 2025 est de réduire le coût initial de construction de 33%, la réduction de 50% du temps global, depuis le début jusqu’à la livraison dans le neuf et la rénovation, la réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre de l’environnement bâti et l’augmentation des exportations de 50%.

Au centre de ces ambitions l’adoption du BIM, technologie, processus ainsi que les comportements de collaboration qui permettront d’exploiter de nouvelles façons plus efficaces de travailler à tous les stades du cycle de vie du projet.

Tout porte à croire que la France est en train de rattraper le retard creusé jusqu’ici en matière d’adoption et de pratique du BIM en comparaison avec d’autre pays en Europe, à l’instar de la Finlande qui s’y est mise en 2007. Après l’annonce de Mme la ministre Cécile Duflot du 18 mars 2014, Le gouvernement passe à l’action en mars 2015, avec Mme la ministre Sylvia Pinel ministre du Logement et Monsieur Bertrand Delcambre ambassadeur du numérique, qui annoncent durant le BIM World le Plan de transition numérique dans le Bâtiment en France.

http://www.territoires.gouv.fr/IMG/pdf/25.03.2015_cp_bim_world.pdf

Une annonce très bien accueillie par les différents acteurs de la filière. Un plan visant à moderniser la filière de la construction, établi sur une durée de trois ans, avec un financement de 20 millions € et dont l’objectif est de construire mieux et moins cher et faire baisser les coûts jusqu’à 35€/m² dans le neuf.

Sur le plan de la volonté, la feuille de route française manque me semble-t-il, d’affirmation et de clarté.

http://www.batiment-numerique.fr/uploads/Communication%20Minist%C3%A8re/CP%20Ministre%20portail%20PTNB%20010715.pdf

Convaincre et donner envie aux acteurs me parait insuffisant pour réaliser l’objectif visé sur 3 ans et atteindre la performance de 35€/m². Voir le gouvernement parler de BIM plutôt que du numérique exclusivement nous aurait rassuré sur le fait que ce dernier ait bien cerné les enjeux liés au BIM et à son adoption. Enfin, on aurait souhaité voir une vision qui tienne compte du parc immobilier existant qui est plus important que ce qui se fait en neuf. Une vision qui ne soit pas cantonnée à l’unique typologie du logement et qui tienne compte des infrastructures à l’échelle du quartier, de la ville et du territoire. Une vision avec plus de clarté sur la manière dont vont être utilisés les 20 millions d‘€ pour atteindre les objectifs tracés à l’instar de Singapour qui alloue une enveloppe financière par entreprise ou par projet, pour compenser les investissements dans la formation, l’achat de logiciels ainsi que les dépenses liées à la consultance.

BIM France est née de la volonté de créer un lieu d’échange et de partage autour du BIM jusqu’alors inexistant. Elle a été fondée par des experts de différents métiers pratiquant le BIM au quotidien et qui voient en lui une démarche globale plutôt qu’un aspect numérique ou un autre. L’association BIM France a pour objectif principal de, faciliter et d’encourager l’usage du BIM en France et d’accompagner les acteurs publics et privés sur le plan du BIM. En partageant les bonnes pratiques éprouvées sur les différentes missions engagées par les uns et les autres, les difficultés surmontées ou contournées. En engageant des participations dans des actions de formations. Ou la participation aux différents évènements pour éclairer sur les démarches ici et ailleurs. En engageant des réflexions sur l’ensemble du cycle de vie des constructions.

On parle beaucoup d’openBIM et d’IFC en France. Peux-tu stp nous en dire quelques mots et expliquer les missions de l’Association ?

openBIM est une approche universelle à la conception collaborative, la réalisation et l’exploitation de bâtiments basée sur des standards et processus ouverts. (Source buildingSMART représentés en France par Mediacosntruct)

L’IFC est un format d’échange ouvert et neutre permettant aux logiciels d’échanger de l’information.

openBIM & IFC sont la garantie aux utilisateurs d’être indépendants des éditeurs de logiciels. Chacun pourra utiliser le logiciel qui correspond le mieux à son métier et à son usage et, sera en mesure d’échanger avec d’autres partenaires dont les logiciels sont peut-être d’une technologie différente. C’est aussi la garantie d’une équité envers l’accès à la commande publique. Au sein de BIM France nous sommes technologiquement agnostiques, nous croyons que le BIM ne se résume pas à un seul outil, que tous les éditeurs ont leur place et de ce fait nous croyons en l’IFC et l’openBIM. Cependant, ces derniers étant en constante évolution, nous focalisons pour le moment nos efforts sur des solutions et des pratiques qui garantissent le meilleur résultat.

Comment vois-tu ton métier évoluer d’ici quelques mois ou quelques années ?

Aujourd’hui le BIM est de plus en plus demandé en France. Une demande qui finira un jour par devenir la tendance majeure dans le monde de la construction. L’Architecte qui se serait approprié le BIM réussira à se démarquer et à être compétitif, celui qui ne le fera pas se trouvera alors dans une position de hors-jeu. Pour ce qui est du rôle de BIM Manager qui est pertinent aujourd’hui, l’évolution sera différente. La pratique du BIM se généralisant fera en sorte que des standards, des protocoles et les bonnes pratiques se diffuseront et deviendront la norme si bien que ce rôle sera naturellement absorbé par les équipes projets. Mais avec le monde dans lequel nous évoluons et le futur du tout connecté vers lequel il tend, avec internet, le cloud, les smart cities et smart grids, un nouveau rôle supplantera celui du BIM Manager, un rôle chargé de recueillir l’information, de la coordonner entre les différents acteurs, le maître d’ouvrage, le maitre d’œuvre, le constructeur, l’exploitant et de veiller à son exploitation efficace. Le monde de demain sera basé sur l’information.

Connais-tu ABCD Blog, *lis-tu de temps à autres ses articles, qu’en penses-tu et qu’aimerais tu voir améliorer ?

Absolument, lorsqu’on essaye de se maintenir à jour ABCD Blog est incontournable. Après l’excellent village BIM, ABCD Blog nous apporte une dimension supérieure avec son ouverture sur l’Europe et le monde. On y apprécie la série d’articles relayant l’information autour Revit et du BIM ainsi que le retour expérience des uns et des autres pratiquant les deux. On y apprécie également la série de portraits de BIM Managers à laquelle tu me fais l’honneur de participer. Enfin, du fait de tes compétences de polyglotte tu pourras peut être nous faire profiter davantage des expériences espagnoles et surtout italiennes et qu’on a un peu de mal à suivre lorsque l’on ne parle pas ces deux langues.

SOURCE DE L’ARTICLE ICI

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